Jean-Paul Lecoq, la voix des gens d’ici à l’Assemblée Nationale   La voix des Gens d'ici
Vous êtes ici : Accueil » Actualités » Face au RN qui s’attaque au droit à la formation professionnelle, j’appelle (…)

Face au RN qui s’attaque au droit à la formation professionnelle, j’appelle au contraire son un renforcement

D 30 avril 2026    


30 avril - Les députés du RN ont lancé à travers un débat parlementaire organisé ce jour, une attaque contre la formation professionnelle, relayant ainsi la pensée inique d’une partie du patronat. Le titre de débat "Financement et performance de la formation professionnelle : Quelle efficacité de la dépense publique ?" venant jeter de la confusion et du discrédit sur ce droit conquis par les travailleurs.

Il est vrai que la formation professionnelle, comme tous les droits conquis par les travailleurs continue de déranger certains. Car en effet, la formation professionnelle est un droit, qui comme tout droit dans un Etat de droit doit être garanti et financé, n’en déplaise à certains, enfin toujours les mêmes...

Qu’il s’agisse de la formation des étudiants, de la formation continue, de la formation en alternance ou de la formation qualifiante, de quoi parlons-nous ?

De la simple satisfaction des besoins en compétences, en main d’oeuvre formé des entreprises pour assurer leur compétitivité sur le marché ?

Non. S’il s’agissait que de cela, l’Etat n’aurait rien à faire ici ou si peu en tout cas dans un régime capitaliste, et l’argent public non plus.

La formation professionnelle s’adresse aux citoyens dans notre République. Qu’ils soient étudiants, demandeurs d’emploi, salariés et même chefs d’entreprise. Tout le monde peut y prétendre.

Et elle a pour objectif que chacun puisse accéder, pour acquérir ou pour mettre à jour, des savoir-faire, des compétences, des aptitudes, ou de simples connaissances lui permettant d’exercer un métier puis de progresser, de « monter en compétence » tout au long de sa carrière.

C’est en cela que la formation professionnelle sert aussi les entreprises, mais faudrait pas inverser l’ordre des choses sinon on crée le désordre… En jetant de la confusion, de la suspicion et à l’arrivée de fausse solution.

Comme je l’ai rappelé, une seule insertion professionnelle réussie sur un effectif de 10 personnes compense les dépenses publiques, et accroit les recettes publiques durablement. Ainsi, le seuil minimal d’équilibre pour les dépenses publiques est de 10%. Sachant que les seuils actuels du taux d’accès à emploi après formation oscillent entre 30 et 80% en fonction des formations ; elle est plutôt efficace cette dépense publique finalement, non ? Pour reprendre volontairement les mots utilisés dans le titre douteux choisi par l’extrême-droite pour ce débat.

En tout cas, la réindustrialisation, les reconversions en vigueur dans plusieurs filières économiques majeures, la transition écologique imposent un investissement massif dans la formation initiale et continue. Cette formation n’étant nullement un coût mais un investissement. Ceux qui ne l’ont pas compris, ou ceux qui ne l’admettent pas pour des raisons sectaires ou idéologiques, continueront de servir le déclin. Le « c’était mieux avant » au lieu du « se sera encore mieux demain »…

Le sujet est là et pas ailleurs, pas dans la polémique ou la démolition, mais dans le confortement de la formation professionnelle.

Facebook
Pour télécharger le texte de mon intervention