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Intervention pour les droits à la retraite des bénéficiaires de contrats TUC entre 1984 et 1990

D 9 mars 2026    


9 mars - J’ai saisi le ministre du travail et des solidarités sur la reconnaissance des trimestres effectués dans le cadre des travaux d’utilité collective (TUC) (*) et dispositifs similaires, afin de permettre aux bénéficiaires de ces contrats de travail certes précaires mais néanmoins effectués, de disposer de l’accès au dispositif "carrières longues".

Si la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, imposée par le Gouvernement sans vote du Parlement, a eu pour conséquence de durcir les conditions d’accès au droit à la retraite, elle a cependant permis aux bénéficiaires de contrats TUC en vigueur entre 1984 et 1990, d’intégrer les trimestres effectués au titre de ces contrats dans le calcul des droits à la retraite.

Cependant, les textes réglementaires pris en août 2023, dans le cadre de la réforme des retraites, précisent que ces périodes ne sont comptabilisées que comme "trimestres assimilés" et non comme trimestres réputés cotisés. Cette distinction a pour conséquence d’exclure de nombreux anciens bénéficiaires du dispositif carrières longues, en les empêchant d’atteindre le nombre de trimestres cotisés nécessaires pour un départ anticipé à taux plein.

Le Conseil d’État a confirmé cette interprétation le 9 juillet 2025, ce qui constitue une vive déception pour celles et ceux qui ont travaillé jeunes, contribué à l’intérêt général dès leur entrée dans les TUC.

Les contrats TUC ciblaient, en effet, en premier lieu les chercheurs d’emploi âgés de 16 à 21 ans, cette situation les privent du bénéfice d’un dispositif destiné à reconnaître les carrières précoces et engendre un sentiment d’injustice. D’autant plus qu’elle contredit l’intention initialement exprimée tant dans les débats parlementaires que l’esprit de la loi, soulignant qu’il était nécessaire que ces périodes soient bien réputées cotisées afin d’ouvrir droit au dispositif carrières longues, au même titre que d’autres périodes d’activité ou d’indemnisation déjà prises en compte (chômage indemnisé, congé maternité, service militaire, etc.).

J’ai écrit au ministre sur l’urgence à corriger cette iniquité et reconnaître l’apport des anciens TUC au service de l’intérêt général, grâce à une modification réglementaire afin que les trimestres TUC soient réputés cotisés, à l’instar d’autres dispositifs.

(*) Les TUC, Travaux d’Utilité Collective, étaient des contrats de travail mis en place entre 1984 et 1990 et financés par l’Etat. Il s’agissait de contrats aidés proposés principalement aux jeunes sans emploi, souvent dans le secteur public ou associatif. Ces missions permettaient une première insertion dans le monde du travail.