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Les suppressions d’emplois à la verrerie de Graville (Saverglass) sont bien des licenciements boursiers

D 18 février 2026    


18 février - La publication des résultats financiers du groupe ORORA, qui avait racheté à prix d’or l’usine de la verrerie de Graville / SAVERGLASS, ne laisse guère de doute sur la véritable motivation du plan de 112 licenciements qui a frappé les salariés et leurs familles : il s’agit de licenciements boursiers pour accroitre les profits et non de suppressions de postes pour "sauver" une entreprise en difficulté !

C’est toujours la même ficelle : tels des tours de passe-passe on impute des difficultés financières ou autres malheurs économiques sur des filières pour justifier aux yeux de l’opinion et de l’Etat un plan de licenciements économiques (PSE : "Plan de sauvegarde de l’emploi" dans le langage cynique en vigueur...).

Cela confirme ce que je dénonce depuis l’origine de cette décision l’année dernière.

Lorsque la multinationale ORORA a racheté SAVERGLASS fin 2023, elle a déboursé 1,29 Milliard à son ancien propriétaire qui l’avait acheté 560 Millions 7 ans plus tôt...

* Qui achèterait des usines en payant deux fois leur prix d’acquisition initiale si ces usines étaient réellement en difficulté ?

* Et si tel n’est pas le cas, comment un groupe aussi "performant" qu’ORORA aurait-il pu laisser des usines "rentables" au point de les avoir acheté 1,29 Millliard devenir "économiquement non rentables" en l’espace de... 2 ans à peine ?!

Tout ceci n’est qu’une fumisterie. Le groupe ORORA a acheté SAVERGLASS pour un prix très (trop) élevé, ce qui a fait baisser le niveau de ses actions... Il a alors décidé de rétablir rapidement le niveau de l’action au prix de sacrifices d’emplois dans des usines parfaitement rentables (surtout avec l’argent public qui est investi pour la transition écologique des fours vers l’électrique).

Devant ces abus commis par une partie du patronat, il est urgent d’imposer :

 un rétablissement de l’autorisation administrative préalable aux licenciements collectifs ;
 l’interdiction de tout financement public apporté à une entreprise dès lors qu’elle, ou que le groupe à laquelle elle appartient, dégage des bénéfices ;
 le remboursement des financements publics perçus le cas échéant sur les 5 années précédents les licenciements.

Une entreprise ce n’est pas que des capitaux et des actionnaires, c’est surtout des travailleurs qui s’engagent et s’investissent. Ils ne peuvent pas à la fois contribuer aux profits des dirigeants et actionnaires, et perdre leur emploi à cause des profits des mêmes dirigeants et actionnaires.

https://fr.investing.com/news/transcripts/transcription-dalerte-resultats--la-performance-du-1er-trimestre-2026-dorora-fait-grimper-laction-de-386-93CH-3267760

Historique et autres éléments à retrouver à partir du lien :

112 licenciements iniques à SAVERGLASS Graville : honte au gouvernement qui a validé le plan ! Il faut que ça change et vite !
https://www.jeanpaul-lecoq.fr/spip.php?article2068