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L’avenir du Centre routier de la zone industrielle et portuaire (ZIP) est primordial à garantir

D 22 septembre 2025    


22 septembre - Le Centre routier de la zone industrielle et portuaire du Havre, et son hôtel-restaurant Le Cormoran, constitue un outil précieux unanimement reconnu... Sauf qu’il est désormais menacé sans une intervention directe de la puissance publique.

Avec Alban Bruneau, Maire de Gonfreville l’Orcher, nous venons de saisir Madame la Sous-Préfète pour lui faire part d’une proposition allant dans le sens de sa sauvegarde et modernisation.

En effet, si le sujet est "sur la table" depuis plusieurs mois, le projet de ses investisseurs destiné à assurer son avenir patine en raison du niveau d’engagement financier à obtenir, mais aussi d’un dialogue difficile avec l’autorité portuaire HAROPA.

Il faut pourtant avancer, et vite compte tenu de l’échéance de la fin de l’année, d’où la proposition que nous avançons...

Explication...

Situé au cœur de la zone industrialo-portuaire du Havre (ZIP), le Centre routier est actuellement sous une Convention d’Occupation Temporaire (COT) avec HAROPA PORT qui prendra fin au 31 décembre 2025. L’exploitant du Cormoran et le syndicat de la copropriété (administré par CRIC immobilier) ont engagé depuis plusieurs mois des négociations avec HAROPA PORT qui semblent aujourd’hui dans une impasse pour des raisons de soutenabilité financière.

En effet, le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) de la zone industrialo-portuaire du Havre, approuvé par l’État le 17 octobre 2016, impose une mise aux normes du site, qui conditionne réglementairement le renouvellement de la COT. Le syndicat de la copropriété a procédé à un chiffrage de l’ensemble des travaux à réaliser sur le site avec un devis global s’élevant à plus de 2 millions d’euros.

Comme les services de l’Etat l’ont affirmé lors d’une réunion le 23 mai sur ce projet, une prise en charge financière partielle de ces travaux par le biais d’un accord local ne semble pas être possible.

Toutefois, l’ensemble des partenaires présents ont convergé sur la nécessité de maintenir en activité un tel site.

Pourquoi ?

Parce que toute l’année, il permet d’accueillir les routiers en transit sur notre ZIP, limitant ainsi leur entrée dans les zones urbaines et commerciales des communes périphériques. Les enjeux de sécurités publique et routière sont donc importants. En outre, ce site a été identifié dans les moyens mobilisables (stationnement, hébergement, restauration et mise à l’abri) si une gestion de crise devait être mise en place dans la mesure où sa localisation est centrale avec les 17 établissements SEVESO seuil haut présents sur la ZIP.

Par conséquent, au regard de cette vocation « d’intérêt général » du Centre routier, nous proposons que l’Etat engage, dès que possible, de nouvelles discussions avec l’ensemble des parties prenantes, afin que des solutions de cofinancements soient trouvées et rendent le projet de travaux soutenable pour le Syndicat de copropriété et Le Cormoran.

C’est ce que nous venons d’écrire à Madame la Sous-Préfète.

Nous aurions pu ajouter qu’il y a 10 ans, s’agissant de la création du Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) imposé par la loi suite à la catastrophe AZF de Toulouse, c’est exactement le type de mesure que nous proposons aujourd’hui pour le Centre routier, qui a permis d’aboutir, sur notre territoire, à un PPRT reconnu comme exemplaire à l’échelle du pays.

Chaque acteur concerné a en effet fait sa part de travail et pris sa part de financement dans un dialogue constructif et respectueux, sous l’impulsion de l’Etat et de la commune.

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