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Dispositif ULIS en faveur de l’inclusion scolaire : les moyens ne suivent pas

30 septembre - Quelques semaines après la rentrée scolaire, de nombreux collèges disposant du dispositif ULIS (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) sont sous tension dans notre département.

De nombreux postes d’enseignants spécialisés ne seraient pas pourvus, laissant des élèves en situation de handicap sans enseignant et des établissements sans solution. Des contractuels sans formation ou qualification, auraient été recrutés via des annonces sur Pôle-Emploi, afin de pallier les vacances de postes.

Une situation d’autant plus incompréhensible que l’ensemble des postes de coordination vacants ont été réservés à des enseignants issus du 2nd degré.

Dans ce cadre, les professeurs des écoles du 1er degré ne peuvent plus postuler sur ces postes. Pourtant certains de ces enseignants sont spécialisés dans l’accompagnement des élèves nécessitant un encadrement adapté.

D’autres venaient d’être acceptés à la formation préparatoire au CAPPEI (Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive). Ils participent tous pleinement à rendre notre école publique encore plus inclusive. Un sentiment d’injustice légitime est ressenti par ces enseignants. L’une d’elle nous a d’ailleurs fait part de son désarroi en ces termes, « d’une part ces collègues sans expérience d’enseignement se retrouvent dans des dispositifs ULIS sur des postes difficiles . D’autre part ce sont des postes précaires et nous risquons de vivre la même chose à chaque rentrée . »

Ces enseignants ne demandent pas des moyens démesurés mais simplement ceux auxquels ils peuvent légitimement prétendre dans le cadre leurs missions ULIS qui nécessitent du suivi et de la continuité, notamment en leur garantissant le maintien dans leurs postes.

Afin d’assurer le suivi des élèves, certaines missions des AESH seraient fléchées vers des missions dévolues normalement aux enseignants spécialisés. Dans certains dispositifs, il serait demandé aux enseignants d’accueillir plus d’élèves que la limite de 12 autorisés pour accueillir ceux en liste d’attente. Nous avons reçu des témoignages de la région Normandie se faisant de plus en plus inquiets sur la montée des effectifs jusqu’à 18 élèves, loin de la limite de la réglementation de 2015 en la matière.

Là aussi, cette situation est incompréhensible tant pour les professeurs que pour les conditions de suivi des élèves. Elle résulte essentiellement du manque de poste, d’enseignants formés et de moyens.

Avec mes camarades parlementaires communistes de Seine-Maritime, Céline Brulin, Hubert Wulfranc et Sébastien Jumel, nous saisissons le Ministre pour que des solutions concrètes soient trouvées rapidement pour remédier aux difficultés constatées.

Alors que le projet de loi de finances 2022 est présenté au Conseil des Ministres, nous espérons que la mission Education nationale du budget sera doté de crédits suffisants et veillera à garantir le plus de chance de réussite à nos élèves.

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