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Donald Trump plante un dernier coup de couteau dans le dos du multilatéralisme, et il a choisi les Sahraouis comme victime

11 décembre - Dans un dernier élan toujours aussi insupportable, Donald Trump a choisi hier de reconnaitre la marocanité du Sahara occidental en échange de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël.

Si cette décision est absolument dramatique pour le multilatéralisme, elle permet au moins de faire tomber les masques et de démontrer au grand jour l’alliance des oppresseurs des peuples et des violeurs du droit international.

Israël et le Maroc, ces deux pays qui bafouent quotidiennement le droit international, sont enfin unis par Trump, ce Président américain qui aura tout fait pour détruire la solidarité internationale durant son mandat.

* Il aura laminé les espoirs de voir un jour un État palestinien en acceptant tous les désirs, même les plus fous du gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou ;

* Il a coupé les vivres de l’UNESCO parce que cette institution a reconnu la Palestine comme État membre ;

* Il a coupé les vivres de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, il a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël ;

* sans compter ce « deal du siècle » qui consistait uniquement à vendre la Palestine à Netanyahou et aux colons ultra-orthodoxes, à découper le territoire de la Palestine pour le rendre muet, et à faire valider cela par des États arabes à sa botte, au premier rang duquel trône le petit prince d’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salman, tortionnaire du peuple yéménite.

Aujourd’hui, il poursuit cette politique en invitant le roi Mohamed VI à faire de même. Le chef de l’État marocain se couvre donc de ridicule en rétablissant ses liens avec Israël. Il réussit le tour de force de cracher à la fois au visage du peuple palestinien et au visage du peuple sahraoui.

Le dernier espoir de voir cette situation changer réside dans l’équipe de Joe Biden, qui ne doit pas entériner cette ultime violation du droit international par Donald Trump.

Le Président élu doit réagir fermement à cette proposition et revenir en arrière. Il n’est pas possible qu’un membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies valide une théorie marocaine en violation avec le droit international.

J’appelle donc la France et tous les États membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies de se réunir en urgence pour demander des explications à l’Ambassadeur des États-Unis à l’ONU et à mettre fin à cette injustice en exigeant du Maroc qu’il respecte le droit international et mette en place en urgence un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui, dernier peuple colonisé d’Afrique.

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