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J’ai présenté mes voeux 2018 pour rêver ensemble et agir afin qu’ils deviennent réalité

25 janvier - Un chaleureux merci à toutes et à tous pour votre présence nombreuse ce soir à cette cérémonie des voeux. Quand je vous vois ainsi dans toute votre diversité, je me dis, c’est certain on peut se rassembler !

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Texte de mon intervention
Résumé de la Presse Havraise, 27 janvier 2018 (HTML - 182 ko)
Résumé de la Presse Havraise, 27 janvier 2018

Les élus de la République arabe sahraouie démocratique et les députés de la République Algérienne, dont le Président de la Commission étrangère du Parlement algérien qui m’ont fait l’honneur de leur présence ce soir

Extraits de mon intervention...

"Permettez-moi de vous adresser, individuellement, tous mes vœux de santé, d’épanouissement et de partage, pour vous-même et pour vos proches. Et, collectivement, des vœux de fraternité et de combattivité, persuadé que les peuples sont irrésistibles dès lors qu’ils ne forment pas une simple addition d’individualités.

Enfin, des vœux de paix et de concorde, dans un monde où les progrès du progrès, d’une ampleur sans précédent dans l’histoire de l’humanité, doivent conduire à une juste répartition des richesses, à une extinction des guerres et à une renaissance de l’environnement.

Je rêve ? Peut être, mais alors rêvons ensemble pour que les rêves deviennent réalité. Comme nous y invite cette belle phrase de John Lennon que je me suis permis d’emprunter.

Et nous voilà d’un coup la tête dans les étoiles, en gardant cependant les pieds bien sur terre. Car c’est sur notre terre justement, et non depuis Jupiter, Mars ou ailleurs, qu’il convient de rendre notre monde meilleur.

Je sais, j’en ai conscience, il y a encore du boulot sur bien des terrains pour y parvenir ! Mais le progrès, c’est toujours une question de temps et de patience, de persévérance. Il est rarement offert...".

"Plus les inégalités se creusent, plus les richesses sont confisquées, plus l’équilibre de toute la communauté humaine se trouve menacé. Jusqu’à ce qu’il rompe pour inventer un nouveau point d’équilibre.

Si la loi n’est plus capable d’agir pour réguler, pour équilibrer, si elle n’est pas capable de permettre à chacun de disposer de ses droits fondamentaux : se nourrir, se soigner, se loger, travailler, alors le peuple finit tôt ou tard par utiliser d’autres chemins pour se faire entendre.

Nous fêterons dans quelques mois le 50e anniversaire du mouvement de mai 68. Je ne propose pas d’en faire une reconstitution grandeur nature pour ceux qui auraient oubliés ce qui a conduit tant de travailleurs et de jeunes à s’unir et à agir pour faire changer le système d’alors. Quoique…

Cependant, je nous invite à méditer sur ce que la cupidité et l’avidité finissent toujours par créer : Des larmes souvent, de la sueur tout le temps et au bout la victoire, toujours ! La victoire de ceux qui n’en peuvent plus d’être oubliés, sacrifiés, piétinés..."

"la vraie question n’est pas de réduire les dépenses publiques, donc de diminuer les moyens de nos services publics pour la vie quotidienne, la santé, le logement, l’école, l’université, le 3e et 4e âge ou la sécurité.

La seule question utile est de trouver les bonnes solutions pour que les caisses de la Nation soient alimentées à due proportion du niveau des richesses produites. Ce qui est loin d’être le cas actuellement pour un pays figurant dans le top 10 des puissances économiques mondiales.

Et si ces caisses publiques sont vides, c’est parce que d’autres qui servent uniquement des intérêts particuliers, sont pleines à ras bord..."

"Et que personne ne vienne nous faire croire que ces richesses ne seraient que la somme du mérite individuel de ses détenteurs.

Pour chaque richesse produite, il y a un apport collectif de la société, à travers des services publics, des infrastructures, des lois…

Et il y a un apport collectif des salariés qui mettent leur talent, leur savoir-faire, leur temps et quelquefois leur santé, au service de cette production de richesses, donc des profits qui sont dégagés. Le salaire qu’ils en perçoivent à la fin du mois n’est pas un solde de tout compte et encore moins un pourboire.

C’est un premier dû, mais c’est loin d’être la seule contrepartie à leur verser en échange de leur engagement professionnel et personnel.
La destinée de l’entreprise n’appartient pas plus à celui qui y place ses capitaux qu’à ceux qui la font tourner..."

"Victor Hugo dénonçait au 19e siècle le paradis des riches pavés de l’enfer des pauvres. Inventons ensemble au 21e siècle le paradis pour tous, sur terre, ici et maintenant !

Et nous revoilà de nouveau la tête dans les étoiles et pourtant toujours les pieds bien sur terre. Cette terre d’ici, fierté des gens d’ici, cette terre de l’Estuaire bordant l’océan grand ouvert sur le monde..."

"Jean m’a écrit cette semaine, comme tant d’autres, pour m’informer que sa caisse de retraite vient de lui prélever 23 Euros sur les 317 Euros qu’il percevait en complément des allocations versées au titre de son invalidité.

En réaction, Jean vient de saisir Edouard Philippe pour lui demander comment bien vivre sa retraite, c’est le slogan de la communication gouvernementale en direction du 3e âge, avec un mois de pension en moins lorsque l’on est invalide à 80 %.

Cela se passe sur Terre, en France, au Havre, ici en 2018. Et pour le coup, vous ne rêvez pas !..."

"Ce territoire, notre territoire commun, a une histoire. Une longue histoire, quelquefois tragique, nous fêterons cette année le 100e anniversaire de la réhabilitation judiciaire de Jules Durand. Cela doit être un événement national !

Notre territoire à une culture bien à lui, forgée par le brassage de populations qui ont toujours su s’unir pour le faire avancer ou le défendre.
Notre territoire à bien des atouts et un bel avenir.

C’est ce que je suis parti valoriser en Chine avec la délégation Présidentielle en début de mois.

C’est ce que je vais présenter à une dizaine de parlementaires que je vais accueillir ici, avec la communauté maritime et portuaire, le 5 février.
Notre bassin de vie et d’emplois, de dimension et donc aux enjeux nationaux, parce qu’il est tourné vers l’international, a vocation à être consolidé, soutenu comme il se doit dans un même élan par la puissance publique, les décideurs économiques et les salariés.

Les diviser, les dresser les uns contre les autres, c’est à coup sur tirer une balle dans le pied.

Et que ceux qui, par exemple, veulent mettre fin aux grèves se mobilisent pour qu’il n’y ait plus aucune raison de faire grève.

Les rassembler, les mettre en mouvement, c’est au contraire donner à notre territoire et à ses acteurs du souffle, de la force et de l’énergie..."

"Depuis l’Assemblée, parce que là bas vous êtes toujours avec moi et, peut être bien aussi, parce que ma seule ambition est de rester ici, toutes mes interventions parlementaires ne vous perdent jamais de vue.

Mes premières interventions ont abouti à ce que le SMIC et la durée légale du travail à 35 heures demeurent régis par la loi échappant ainsi à la casse du Code du travail.

Qu’une priorité de réembauche soit donnée pour un salarié licencié dans le cadre d’un CDI de chantier.

Que de nouveaux droits soient définis pour les aidants familiaux.

Le maintien des éditions locales de France 3, dont Baie de Seine, même si la vigilance reste d’actualité.

Ces interventions, avec celles de Sophie Hervé et d’Alban Bruneau, Conseillers départementaux, ont permis le règlement de la situation du port de pêche du Havre dont l’absence de direction et d’investissements menaçait son avenir.

Le maintien des conditions de travail dans le futur bureau de poste déplacé de Gonfreville l’Orcher, après avoir contribué à obtenir le maintien de celui de l’Eure-Brindeau.

Mais la liste est encore longue des avancées à obtenir pour sauvegarder un véritable service postal de proximité. Je m’en suis entretenu hier avec le PDG du groupe.

Des dossiers ont avancé, bien d’autres restent à booster, je pense notamment à la sauvegarde de nos tribunaux locaux, mais soyez assurés que je maintiens la mobilisation, avec vous, sur tous les fronts..."

"Des services à tous les publics, et non des services à certains publics qui ont les moyens de se les payer.

A l’hôpital bien sur où l’égalité devant le droit de se soigner est aujourd’hui clairement menacée par l’austérité gouvernementale et les logiques libérales de rationnement.

Avec mon groupe nous avons interpellé le gouvernement sur le mal être hospitalier et l’état d’urgence dans lequel se trouvent nos hôpitaux.
Nous avons également engagé un tour de France des hôpitaux pour que cette fois se soient les patients et les personnels de santé qui prescrivent des ordonnances au gouvernement !"

"...cette mobilisation nécessaire et salutaire pour le service public est tout aussi valable à la sécu, à l’image des actions des personnels de la CPAM du Havre.

Ou encore pour permettre à la justice d’agir sereinement et aux personnels de la police et à ceux de la pénitentiaire d’œuvrer dans la dignité et la sécurité.

Ces derniers sont engagés comme vous le savez dans un vaste mouvement social, ils ont tout mon soutien..."

"Le libéralisme a vendu sa camelote sur l’idée de la liberté pour les gens et pour les biens de pouvoir circuler sans entrave.

Il a juste oublié de préciser que cette libre circulation reposait sur la capacité de chacun de pouvoir se la payer !"

"Il faut arrêter de prendre les usagers pour des imbéciles. La résolution des difficultés rencontrées à la SNCF passe par l’arrêt des réductions d’emplois et de l’offre ferroviaire, pour en revenir à un véritable maillage du territoire, permettant à tous ceux qui le souhaitent d’utiliser un train plutôt que leur voiture..."

"Sur ce front des transports dont les enjeux environnementaux et sociétaux sont colossaux, il convient également d’aller encore plus loin pour les transports en commun.

C’est pas moi qui le dis ainsi, c’est le slogan retenu pour la carte de vœux de Lia. Banco !

Les transports en commun doivent être plus fréquentés en agissant enfin sur le levier des tarifs.

Le réseau doit être plus accessible, notamment pour les demandeurs d’emplois et les jeunes, et pour tous lors des pics de pollution, des fêtes de fin d’année ou des grandes manifestations..."

"Les péages routiers sont une camisole nuisible pour les gens comme pour l’activité, en particulier dans notre agglomération, alors que ceux du stationnement deviennent également problématiques.

Il convient tout autant d’arrêter de considérer les automobilistes et les motards comme des délinquants en puissance.

La lutte contre l’insécurité routière nécessite des investissements publics, une véritable politique publique de la sécurité, et pas des mesures destinées à financer le budget de l’Etat par des taxes qui ne disent par leur nom, et une privatisation des contrôles par des entreprises qui n’ont qu’un seul intérêt : faire du chiffre...".

"C’est toujours la même histoire, les gourous du libéralisme économique organisent sciemment et durablement la pénurie jusqu’à ce que le service public finisse par bugger.

Puis ils en profitent pour expliquer qu’il faut réduire l’offre, les effectifs pour adapter les besoins aux moyens.

Que tout cela au final, serait qu’une question d’organisation, de dématérialisation…

C’est une fable et qui n’a rien à voir avec celles de La Fontaine. L’enjeu c’est au contraire, pour un service public, d’adapter les moyens aux besoins !"

Quant à notre université dont l’existence est le fruit d’une longue mobilisation locale dans laquelle les élus communistes à l’image d’André Duroméa, de Daniel Paul et de François Guégan, ont joué un rôle moteur.

Elle est aujourd’hui clairement menacée par les prétentions du Président de Région qui souhaite sa fusion avec celle de Rouen et de Caen. Contre d’ailleurs l’avis de leurs acteurs et de leurs présidents à qui j’ai immédiatement apporté mon soutien.

Notre université doit demeurer une université de plein exercice et non se retrouver absorbée dans je ne sais quelle fusion régionale lui faisant perdre sa force comme sa substance.

Décidément, après sa volonté de voir notre port devenir un simple port régional, le sort qu’il entend réserver à notre université en dit long sur la manière dont le Président de Région se considère et nous considère.
Il n’est pourtant pas le nouveau Duc de Normandie !...".

"Parce que vous êtes les meilleurs experts de vos quotidiens, nous allons animer des ateliers législatifs, ouverts à toutes et à tous, sous diverses formes, pour construire ensemble des propositions de loi ou des interventions utiles sur des sujets d’enjeux que nous connaissons ici.
Nous travaillerons dans le domaine du logement, de la santé, du travail selon vos idées et les besoins des gens d’ici..."

"Un député existe pour créer des lois et pour contrôler l’exécutif. La séparation des pouvoirs, dans notre démocratie, est une garantie. Donc une exigence.

Et un député, cela doit être un lien permanent entre les citoyens et le pouvoir national. Pas une courroie de transmission entre un Président et son parti politique..."

"Avec ce mandat présidentiel et législatif, la question de savoir quelle société nous voulons demain est clairement posée.

Une société basée sur la privatisation des profits et la collectivisation des pertes ? Une société tournée vers l’avidité où toute notion de justice et de justesse aura disparu ?

Ou une société basée sur : Le droit de vivre décemment. Le droit de ne pas être exploité ou discriminé. Le droit de pouvoir exercer ses droits !

Le droit par exemple, non pas d’obtenir un emploi ou un bout d’emploi pour s’occuper et sortir des statistiques, celui d’un vrai travail pour faire vivre sa famille !

Préparer cette société là, basée sur l’humain d’abord, ne consiste pas seulement à résister et à lutter contre les dérives actuelles, même si c’est là pas passage obligé.

La préparer, c’est aussi construire des alternatives basées sur l’humanisme et la solidarité, la justice.

C’est ce que je nous souhaite de construire ensemble, aujourd’hui pour demain, pour nous-mêmes et pour nos enfants.

Une société sans mur et sans citadelle.
Un Havre dynamique et solidaire.
Un Havre en commun.

Je rêve… peut être bien, mais j’agis !
Continuons de rêver et d’agir.
C’est ainsi que les rêves se transformeront en réalité !"

Mon équipe parlementaire