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Visite de la Ministre des Transports : contribution collective pour l’avenir du Port du Havre et de l’Axe Seine

27 octobre - Accueil aujourd’hui au Havre de la Ministre des Transports, en réponse aux démarches engagées cet été auprès de Matignon pour que le port du Havre et l’axe Seine bénéficient enfin de toute l’attention de l’Etat et des investissements qu’ils méritent.

Le port du Havre est un équipement stratégique au service du développement économique national, de l’emploi et des territoires et sûrement pas un simple équipement régional comme l’envisage le Président de Région.

Ce matin sur le port et toute l’après midi en Sous-Préfecture à l’occasion d’une table ronde organisée autour des différents enjeux portuaires, il y avait de la puissance collective et de l’énergie à revendre pour plaider la cause du port et de son avenir.

Toute la communauté maritime et portuaire est sur la même longueur d’onde. Chacun y est allé, avec sa sensibilité, de ses arguments et démonstrations pour rappeler que c’est ici que l’Etat doit investir massivement.

A cette occasion mais également en aparté au cours de cette journée, j’ai parlé à la Ministre d’investissements, du ferroviaire, de l’empreinte écologique du port et de l’environnement, des filières Éoliennes en mer et Déconstruction navale...

France 3 Normandie, 8 février 2017 (HTML - 171.9 ko)
France 3 Normandie, 8 février 2017
France 3 Normandie, 27 octobre 2017 (HTML - 171.5 ko)
France 3 Normandie, 27 octobre 2017
Actu.fr, 27 octobre 2017 (HTML - 73.2 ko)
Actu.fr, 27 octobre 2017

Résumé de mes interventions du jour auprès de la Ministre :

• L’importance nationale du complexe industrialo-portuaire du Havre

- 32.000 emplois sur le complexe
- 14.400 dans le maritime et portuaire
- 1.138 entreprises et établissements
- 500 ports en liaison dans le monde
- 2.650.000 conteneurs au Havre en 2015
- 4 milliards d’euros de richesses dégagées sur l’axe Seine
- L’axe Seine = 1/3 du PIB national, 5 millions d’emplois
- Une union commerciale entre les ports du Havre, de Rouen et de Paris

• Ses faiblesses

- Aucun investissement majeur depuis Port 2000 inauguré en 2006, à l’exception du terminal multimodal.

- Un terminal multimodal prématuré qui aurait du achever un programme cohérent d’investissements et non le précéder.

- Une capacité d’autofinancement du Port passée de plus de 40 M€ en 2013 par an à 19 M€ en 2015. En cause l’Etat qui considère d’abord le port comme un moyen de financer son budget et qui rogne sur ses dépenses, d’investissements notamment.

- Un gros retard sur le fret ferroviaire : 4,5 % de trafic combiné au Havre actuellement. 10 à 30 % dans les ports concurrents situés au nord. Le projet Port 2000 avait assigné un objectif de 20 % à l’horizon 2020, nous en sommes loin. L’objectif du GPMH dans son plan stratégique est de passer à 25% de part ferroviaire dans le transport de conteneurs.

- Idem pour le fluvial : aujourd’hui près de 8% des volumes transportés alors qu’il est par exemple de 30% pour le port d’Anvers.

- Le menace pour ses trafics et son avenir de la construction du Canal Seine-Nord qui va relier les ports concurrents du nord de l’Europe à la Région parisienne grâce à des investissements massifs de l’Etat, de l’Europe et des collectivités locales.

• Les investissements portuaires du Havre programmés à ce jour :

- 2014/2019 : 385 Millions (dont le projet éolien en mer) dont 266 Millions réalisés à mi 2017.

- Une somme qui n’est pas à la hauteur des enjeux.

- Le Canal Seine Nord va coûter 4,5 milliards…

• Besoin d’un plan stratégique ambitieux :

- 17,7 milliards sur 30 ans.

- C’est faisable, les fonds européens du Plan Juncker par exemple s’élèvent à 500 milliards à échéance 2020 et 630 milliards à échéance 2022.

- Phase 1 court terme = 850 Millions dont la création de la chatière, l’électrification ligne ferroviaire Serqueux/Gisors, l’achèvement des postes 11 et 12 de Port 2000. Objectif : favoriser la massification et gagner 1 million de conteneurs. 5.000 emplois estimés.

- Phase 2 moyen et long terme = 1 milliard 743 millions dont le contournement Amiens Nord, l’extension de Port 2000, la refonte du port intérieur et le prolongement du Grand Canal. Objectif : 1,5 à 2 millions de conteneurs de plus. 7.000 à 10.000 emplois estimés.

- Phase 3 long terme = 15 milliards. La Ligne ferroviaire nouvelle Paris Normandie.

• Les revendications que je porte :

- Besoin du retour d’un Etat stratège qui considère notre façade maritime comme nos ports comme des atouts prioritaires. Gisement d’emplois à consolider et à développer : 15.000 emplois nouveaux sur 30 ans (estimation UMEP) si les investissements nécessaires sont au rendez-vous.

- Besoin de consacrer à nos ports les moyens nécessaires à leur compétitivité en cessant de considérer que les personnels sont la seule variable d’ajustement pour améliorer cette compétitivité.

- Cela passe par un plan d’investissements à la hauteur des enjeux posés notamment en terme de désenclavement, d’amélioration de son empreinte écologique.

- La construction du canal Seine-Nord ne doit pas se faire au détriment de nos ports.

- La communauté havraise est unie et déterminée.

- Nous sommes au Havre, ici tout le monde est porteur de l’intérêt national même si chacun l’exprime avec ses propres convictions.

• Autres questions soulevées auprès de la Ministre :

- La question des ceintures de péages : A29 et ponts qui handicape fortement l’activité économique.

- La filière éolienne offshore.

- La création d’une filière de déconstruction navale.

- La suppression de la Taxe sur les départs en pré-retraite des dockers (Enjeu : 25 % de charges patronales). Ils partent au titre de la pénibilité de leur métier et non du fait d’un plan social. La preuve, il n’y a pas moins de dockers aujourd’hui qu’hier.

- La menace d’une transcription dans la loi française de la directive concession de l’Union Européenne qui obligerait les employeurs des dockers à une mise en concurrence dans le cadre de la réponse à un appel d’offre pour obtenir une concession sur les ports.

  • 068 - 27/10/2017 - Visite Ministre des Transports